Méditation biblique

Edit de Nantes (1685)

Le confinement de nos pratiques religieuses que nous vivons n’est pas nouveau !

Matthieu 6,6 confine notre prière comme un culte personnel que l’on vit sans dimension publique : « Quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte et prie ton Père qui est là dans ce lieu secret ».

Matthieu 18,20 confine le culte à 2 ou 3 personnes (proche du maximum de 5 autorisé aujourd’hui !) : « Là où 2 ou 3 sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d’eux ».

J’ai pensé à d’autres moments de confinement religieux dans l’histoire, par ex. au temps des Huguenots après la Révocation de l’Edit de Nantes (1685). Les chrétiens français d’alors n’ont pas internet pour célébrer des cultes virtuels à distance ! Ils doivent revenir en toute simplicité aux paroles de Jésus : principalement à la maison, prier et lire la bible seul, en famille ou en nombre très réduit. Au lieu d’être spectateur-consommateur de cultes vidéos(internet) ou télévisés, pourquoi ne pas profiter de l’occasion imposée par le coronavirus pour développer la vie spirituelle personnelle à la maison ? Seul, et/ou en famille et/ou à 5 maximum (quelques voisins ou amis), lire la bible et d’autres livres édifiants, prier, chanter voire échanger.

Je connais une famille qui le fait : chaque dimanche, au lieu de dépendre d’un pasteur derrière un écran, au salon ils chantent, lisent un texte biblique, échangen tlibrement et prient en partageant des sujets personnels. En semaine, 2 enfants aiment lire la bible en entier sur 1 an, tandis qu’un 3e s’est mis à lire un ouvrage de théologie. Régulièrement, ils posent des questions bibliques ou de foi à leurs parents, qui peuvent répondre ou chercher des réponses. Un des enfants a décidé de communiquer ensuite ses découvertes à ses amis, pour les enrichir.

Bref, on vit la foi et on se forme en étant acteur soi-même, sans avoir besoin d’un bâtiment-église, d’un spécialiste-prêtre ou d’une liturgie toute faite pour avancer… Cela vaut mieux que d’attendre passivement que les services religieux publics reprennent.

Seigneur, c’est si difficile d’être enfermé, confiné.

Aide-moi, seul ou avec quelques-uns, à entrer dans ma chambre intérieure, là où tu es et où tu m’attends.

Amen.

Didier Wirth, pasteur EERV