Tu es…

FranzVonAssisi

© photo G. Savaux, Fontaine François d’Assise à Pécs, Hongrie

Tu es la beauté,
Tu es la douceur,
Tu es notre abri,
Tu es notre gardien et notre défenseur,
Tu es la force,
Tu es la fraîcheur,
Tu es notre espérance,
Tu es notre foi,
Tu es notre grande douceur,
Tu es notre vie éternelle,

Dieu tout-puissant, doux Sauveur miséricordieux.

Saint François d’Assise

Nous faudrait-il

Nous faudrait-il
Un horizon plus vaste
Une aube sur la mer
Une forêt en marche
Des chants revenus du désert

Des bras complices de l’absence
Des yeux nourris d’un soleil étranger
Une souffrance logée en soi
A l’affût des falaises
Une claire vision de la prochaine guerre
Dont nous serions sauvés
Un continent à la dérive
Étreignant ses naufragés

Un passant dont les mains
Sculpteraient la lumière
Un nom dont les silences
Feraient parler les pierres
Une parole de chair
Visitant notre chair
Un cœur ouvrant son cœur
Son jour à la misère
Des lèvres et des genoux
Pour embrasser la terre

Des entrailles de mère
Des tendresses de père
Des audaces de sœurs
Des épaules de frère
Pour hériter ensemble
D’un monde de vivants ?

Jean Lavoué, Fraternité des lisières.
Poèmes pour la paix 2014 – 2018
L’enfance des arbres, 2018

Merci !

Merci !
Pour les fleurs qui offrent leur sourire
Pour le blé qui pousse sans rien dire
Et pour les fruits qui bientôt vont mûrir.

Merci !
Pour la source qui te donne à boire
Pour la brise qui rafraîchit le soir
Pour les étoiles qui brillent dans le noir.

Merci !
Pour les moucherolles qui font des ronds dans l’eau
Pour les hirondelles qui patrouillent là-haut
Pour les écureuils qui ne courent jamais trop.

Merci !
Pour les pique-niques à la campagne
Pour es randonnées à la montagne
Pour les noces même sans champagne.

Merci !
A Toi, le Maître de la nature
A Toi, Beauté toute pure
A Toi, l’Amour sans souillure
Puissance, honneur et gloire à jamais !

Jules Beaulac (1933 – 2010)

«Il eut pitié d’elles parce qu’elles étaient fatiguées et abattues comme des brebis sans berger»

Évangile selon saint Matthieu 9, 36-10, 8

Voyant les foules, il eut pitié d’elles parce qu’elles étaient fatiguées et abattues comme des brebis sans berger. Il dit alors à ses disciples: «La moisson est abondante, et les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d’envoyer des ouvriers pour sa moisson».

Alors Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d’expulser les esprits mauvais et de guérir toute maladie et toute infirmité. Voici les noms des douze Apôtres: le premier, Simon, appelé Pierre; André son frère; Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère; Philippe et Barthélemy; Thomas et Matthieu le publicain; Jacques, fils d’Alphée, et Thaddée; Simon le Zélote et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra.

Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes: «N’allez pas chez les païens et n’entrez dans aucune ville des Samaritains. Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d’Israël. Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement».

«Il eut pitié d’elles parce qu’elles étaient fatiguées et abattues comme des brebis sans berger»

+ Abbé Joan SERRA i Fontanet
(Barcelona, Espagne)

Aujourd’hui, l’Évangile nous dit que le Seigneur était troublé en voyant cette foule désorientée et fatiguée, comme des agneaux sans pasteur (cf. Mt 9,36). Le peuple d’Israël pouvait se rapprocher mieux que nous à l’idée du rôle d’un pasteur, et ils savaient exactement la pagaille qui s’ensuit quand le troupeau se retrouve seul et sans son pasteur.

Si Jésus venait aujourd’hui parmi nous, je crois qu’il nous dirait exactement la même chose car il y a beaucoup des gens qui sont désorientés et qui cherchent le sens de la vie. Seigneur, quelle est la solution à ce grand problème? Eh bien, Jésus demande la prière, et pour cela il choisi douze apôtres et leur envoi prêcher le Royaume de Dieu.

Il a choisi douze apôtres! Il envoi ces douze hommes prêcher: «Le Royaume des cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement» (Mt 10, 7-8). C’est ce que les apôtres ont fait, et c’est ce que nous, nous devons faire également: prêcher et témoigner sur la personne aimante qui est Jésus, sur son message de paix et d’amour, et cela d’une manière désintéressée.

Nous sommes tous appelés à le faire: les successeurs des apôtres -évêques, etc- et aussi, en union avec eux, tous les fidèles. Nous avons tous cette mission: guérir l’humanité de ses blessures, l’orienter dans ses recherches… et non seulement les évêques et les prêtres mais les laïques également, par exemple: dans la famille, en qualité de foyer et d’école de notre foi, dans les universités et dans les lycées, dans la presse, dans le milieu de la santé…enfin, chaque chrétien dans son milieu social et de travail.

Écoutons ce que saint François de Sales a écrit: «Dieu commanda en la création aux plantes de porter leurs fruits, chacune selon son genre. Ainsi commande-t-il aux chrétiens, qui sont les plantes vivantes de son Église, qu’ils produisent des fruits de dévotion, un chacun selon sa qualité et vocation».

Seigneur, nous sommes émerveillés devant ta création qui resplendit comme un signe de la résurrection.
Envoie sur nous ton Saint-Esprit afin que nous soyons chaque jour plus en communion avec toi, que nous soyons des lumières qui reflètent ton amour auprès des plus petits, des plus démunis.
Nous te prions pour les sans domicile, pour les gens de la rue, qu’ils puissent trouver du secours.
Nous te prions pour le continent africain et les pays du Sud, pour les personnes livrées à leur sort.
Envoie ta paix dans le cœur des familles endeuillées qui n’ont pas pu être auprès de leur parent pour lui dire un au revoir.
Nous te disons merci pour tes témoins, que nous croisons dans notre quotidien et qui nous apportent du réconfort.
Merci parce que tu es là, vivant, tu ne nous abandonnes jamais.
Amen

D’après Laurette Péclard

La Sainte Trinité

1ère lecture (Ex 34, 4b-6.8-9)

En ces jours-là, Moïse se leva de bon matin, et il gravit la montagne du Sinaï comme le Seigneur le lui avait ordonné. Il emportait les deux tables de pierre. Le Seigneur descendit dans la nuée et vint se placer là, auprès de Moïse. Il proclama son nom qui est : LE SEIGNEUR. Il passa devant Moïse et proclama : « LE SEIGNEUR, LE SEIGNEUR, Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de vérité. » Aussitôt Moïse s’inclina jusqu’à terre et se prosterna. Il dit : « S’il est vrai, mon Seigneur, que j’ai trouvé grâce à tes yeux, daigne marcher au milieu de nous. Oui, c’est un peuple à la nuque raide ; mais tu pardonneras nos fautes et nos péchés, et tu feras de nous ton héritage. »

Deuxième lecture (2 Co 13, 11-13)

Frères, soyez dans la joie, cherchez la perfection, encouragez-vous, soyez d’accord entre vous, vivez en paix, et le Dieu d’amour et de paix sera avec vous. Saluez-vous les uns les autres par un baiser de paix. Tous les fidèles vous saluent. Que la grâce du Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu et la communion du Saint-Esprit soient avec vous tous.

Évangile (Jn 3, 16-18)

Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en lui échappe au Jugement ; celui qui ne croit pas est déjà jugé, du fait qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.

Dans la paix du Dieu trinitaire.

Nous fêtons aujourd’hui la Sainte Trinité. Nous fêtons ce qui fait la spécificité et ce qui est le signe de reconnaissance pour se dire chrétien : être baptisé et croire en Dieu : Père, Fils et Saint Esprit. Voilà l’essence même de notre credo et de notre foi, la signification profonde du signe de croix que nous revêtons quand nous nous présentons devant le Seigneur, Dieu est un Dieu unique mais Trinitaire. Saint Paul dans la seconde lettre aux Corinthiens nous aide à mieux entrer dans ce mystère de la relation trinitaire, il salue la communauté en disant : « Que la grâce du Seigneur Jésus Christ, l’amour de Dieu et la communion de l’Esprit Saint soit toujours avec vous. »

 

I/ L’amour de Dieu Père dans l’Ancien Testament.

Dans la révélation au Sinaï (1ère lecture du livre de l’Exode), Dieu se révèle à son peuple et à Moïse comme le Seigneur, le Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de fidélité. Dieu est Père car il est le Dieu créateur qui donne vie à toute chose, visible et invisible. Parce qu’il est Père, il est plein de l’amour d’un Père pour ses enfants. Parce que ses enfants passent leur temps à être infidèles, à se délecter dans l’injustice et l’idolâtrie, il est aussi le Dieu fidèle, tendre et miséricordieux qui pardonne les fautes et les péchés. C’est le Dieu de l’Alliance, le Dieu de la Loi, le Dieu de l’Ancien Testament, celui dont nous parlaient les prophètes, celui que nul homme n’a jamais vu et dont pourtant nous sommes tous issus. Il est patient, lent à la colère, plein d’amour et de miséricorde, celui qui se dévoile dans cette partie de la Bible que nous n’aimons pas trop lire et qui pourtant nous parle de son amour pour nous en tous temps malgré l’ingratitude de ses enfants à son égard. Parce qu’il nous aime, il a voulu venir à notre rencontre et prendre chair de notre chair en la personne du Christ.

II/ La grâce de la justice salvifique du Fils.

Jésus est la manifestation de la grâce infinie que Dieu créateur nous fait en devenant créature. Saint Jean, dans notre évangile d’aujourd’hui, en Jn 3, nous dit qu’il est le Dieu Juste, un Dieu qui vient juger la terre et dont le jugement nous dépasse car il est non pas punition ou condamnation mais salut et pardon des péchés. Jésus Christ est Dieu fait homme, visible et accessible à tous. Un Dieu qui de Père se fait frère, un amour qui ne se contente pas de paroles mais se réalise en actes en acceptant de prendre sur lui notre mort et notre péché sur la croix. Jésus est amour, mais il ne peut l’être que parce qu’il est la manifestation et la personnification de l’amour du Père créateur pour ses enfants. Qui voit et accueille Jésus dans sa vie, accueille le Père. Le Fils n’est rien sans le Père et le Père ne peut rien faire sans le Fils. Jésus, nous dit Paul, en 2Co 13,  est la manifestation de la Grâce du Père pour l’humanité. Le corps du Christ auquel nous communions chaque dimanche nous fait entrer dans l’amour de Dieu même.

III/ La communion de l’Esprit Saint.

Cet amour de Dieu Père, incarné dans Jésus le Fils, se reçoit et se vit par la grâce et dans la communion de Dieu Esprit Saint. La Pentecôte soulignait la semaine dernière combien l’Esprit est communion et signe d’unité. L’Esprit ne fait pas de bruit, l’Esprit unit en Dieu Père tous ceux qui ont reçu en eux, par le baptême, la grâce de Jésus Christ, le Fils. L’Esprit fait tout et réalise tout en nous si nous le laissons agir, il prie pour nous, il nous ouvre le sens des Ecritures, il nous permet d’entrer dans l’amour de Dieu et du prochain, il rassure devant les épreuves, il console et redonne vie. L’Esprit, c’est Dieu à l’œuvre dans le monde d’aujourd’hui. L’Esprit, c’est l’amour du Père, incarné par le Fils, qui vit désormais dans le cœur de tout croyant. C’est la foi qui nous révèle tout cela, la foi du baptême, la foi en Dieu eucharistie que nous recevons au cœur de nos mains et dans notre cœur. La foi trinitaire est riche de la richesse de l’amour de Dieu pour nous, elle permet de ne pas enfermer Dieu dans une catégorie ou une image. La foi trinitaire constitue cette liberté qui est donnée par Dieu à tous les hommes.

Père Damien Stampers

Pentecôte

Saint Bruno de Segni (vers 1045-1123), évêque
Commentaire de l’Exode, ch. 15 (trad. Sr Isabelle de la Source, Lire la Bible, vol. 2, p. 78)

De la Pentecôte juive à la Pentecôte chrétienne

Le mont Sinaï est le symbole du mont Sion… Remarquez à quel point les deux alliances se font écho l’une à l’autre, avec quelle harmonie la fête de la Pentecôte est célébrée par chacune d’elles… Sur la montagne de Sion, comme sur la montagne du Sinaï, le Seigneur est descendu, le même jour et de manière très semblable…

Luc a écrit : « Soudain il vint du ciel un bruit pareil à un violent coup de vent. Les apôtres virent apparaître comme une sorte de feu qui se partageait en langues et se posa sur chacun d’eux » (Ac 2,2-3)… Oui, ici et là, un bruit violent se fait entendre, un feu se fait voir. Mais au Sinaï c’était une épaisse nuée, sur le mont Sion la splendeur d’une lumière très brillante. Dans le premier cas il s’agissait « de l’ombre et de la figure » (Hb 8,5), dans le deuxième de la réalité véritable. Autrefois on entendait le tonnerre, maintenant on discerne les voix des apôtres. D’un côté, l’éclat des éclairs ; de l’autre des prodiges éclatent en tous lieux…

« Tous sortirent du camp à la rencontre de Dieu, au pied de la montagne » (Ex 19,17). On lit dans les Actes des Apôtres : « Lorsque les gens entendirent le bruit, ils se rassemblèrent en foule »… De tout Jérusalem, le peuple se rassembla au pied de la montagne de Sion, c’est-à-dire au lieu où Sion, figure de la sainte Église, commençait à s’édifier, à poser ses fondations…

« La montagne était toute fumante, car le Seigneur y était descendu dans le feu », dit l’Exode (v.18)… Pouvaient-ils ne pas brûler, ceux qu’avait embrasés le grand feu du Saint Esprit ? Comme la fumée signale la présence du feu, ainsi par l’assurance de leurs discours et par la diversité des langues, le feu du Saint Esprit manifestait sa présence dans le cœur des apôtres. Heureux les cœurs remplis de ce feu ! Heureux les hommes brûlant de cette ardeur ! « La montagne tremblait violemment. Le son de la trompette était de plus en plus strident » (v.19)… De même la voix des apôtres et leur prédication devinrent de plus en plus fortes ; elles se firent entendre de plus en plus loin jusqu’à ce que « leur message s’étende à toute la terre et leurs voix jusqu’aux extrémités du monde » (Ps 18,5).

Psaume 104,1.24.29-30.31.34.

Bénis le Seigneur, ô mon âme ; Seigneur mon Dieu, tu es si grand ! Revêtu de magnificence,
Quelle profusion dans tes œuvres, Seigneur ! Tout cela, ta sagesse l’a fait ; la terre s’emplit de tes biens.
Tu caches ton visage : ils s’épouvantent ; tu reprends leur souffle, ils expirent et retournent à leur poussière.
Tu envoies ton souffle : ils sont créés ; tu renouvelles la face de la terre.
Gloire au Seigneur à tout jamais ! Que Dieu se réjouisse en ses œuvres !
Que mon poème lui soit agréable ; moi, je me réjouis dans le Seigneur.

 

Source : L’Évangile au Quotidien
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible – © AELF, Paris
Eucharistie sacrement de la miséricorde

Parole de vie

Matthieu 24

5 (Tandis que Jésus et ses disciples sortent du temple de Jerusalem,) des gens parlent du temple et disent: «Il est magnifique, avec ses belles pierres et les objets offerts à Dieu!»

6 Jésus leur répond: «Vous voyez tout cela : eh bien, un jour viendra où tout sera détruit. Il ne restera pas une seule pierre sur une autre.»

7 Ils demandent à Jésus : «Maître, quand est-ce que cela va arriver ? Comment allons-nous le savoir ? »

8 Jésus leur répond : (…) Vous allez entendre parler de guerres et de révolutions, ne soyez pas effrayés. Oui, tout cela doit arriver d’abord, mais la fin ne sera pas pour tout de suite.» (…)

11 Il y aura de grands tremblements de terre, et, dans plusieurs régions, il y aura la famine et de graves maladies. On verra des choses terribles dans le ciel, et les gens auront très peur.» (…)

13 Alors vous pourrez être mes témoins.(…)

18 Mais pas un cheveu de votre tête ne sera perdu.

19 Résistez ! C’est ainsi que vous sauverez vos vies.»

Wer nur den lieben Gott läßt walten (Celui qui laisse Dieu régner sur sa vie), (BWV 93), est une cantate religieuse de Johann Sebastian Bach composée à Leipzig en 1724. En savoir plus

Ascension 2020

(c) GettyImage – Ascension du Christ (Luc 24, 51), chromolithographie, publié en 1886 – Illustrations

Cher·e·s lecteur·trice·s,

Habituellement, le jour de l’Ascension, les paroisses catholiques chrétiennes de la Suisse romande le passent ensemble. Les circonstances actuelles font que la « Journée Romande » était annulée. Nous espérons que l’année prochaine, nous pourrions à nouveaux tous fêter l’Ascension collectivement.

Prière

Notre fête de ce jour
monte vers Toi, Dieu notre Père.
Tous nos silences,
nos chants et nos paroles,
sont tendus vers Toi
et participent à la louange
de toute la création.
Tu as rappelé à Toi
Ton Fils Jésus-Christ
par qui nous fut donné
Ton Salut.
Il retourne aujourd’hui
partager ta gloire.
Dans ce mouvement
Qui l’entraîne avec Lui,
pour que soit donné
Ton souffle à notre humanité.
Ainsi nous pénétrons
dans le mystère de ton Fils.
Nos yeux ne peuvent plus voir,
mais nous savons que son retour
est déjà commencé ;
Sa disparition crée en nous
le vide de l’amour,
Mais nous savons que par notre amour
nous lui redonnons son visage.
Par cet amour nous demeurons en Lui
et par lui nous demeurons en toi.
Il nous rassemble en ce jour
Et c’est par son Esprit
Que notre communion acclame Ta gloire.

Prière extraite du livre « Reste avec nous » de François Chagneau

Une prière d’un travailleur inconnu

En ces jours de déconfinement et de reprise de travail pour beaucoup de secteurs, voici une prière d’un travailleur inconnu, inspirée du Psaume 23.

Dieu me donne
mon rythme de travail
Je n’ai pas besoin de me stresser.
Il me donne toujours une plage de repos,
Un moment de calme pour que je me ressource.
Il me permet de méditer sereinement,
Et la patience guide ma vie.
Souvent il laisse des événements me contrarier,
Mais je garde ma confiance en Dieu
Et mon cœur reste paisible.
Bien que j’aie beaucoup de travail
Il m’évite d’être submergé.
Il est là à chaque heure et dans toutes choses
Et ainsi tout perd sa force menaçante.
Souvent, au milieu d’une difficulté,
Il m’envoie une idée qui me redonne du courage,
Ou quelqu’un qui me propose une aide.
Je me sens alors au calme et en sécurité:
J’apprécie à quel point cela me donne des forces,
Je suis comblé et j’arrive au bout de mon travail.
Je sais que Dieu me suit pas à pas.
Je suis toujours chez moi dans sa maison.